Il… Elle… iel

Holà les 🍑🍑 !!

Le voilà… Le fameux article dont je vous parlais…

Le fameux qui a été écrit en collaboration avec une personne directement concernée…

Nous allons aborder le sujet de la Transidentité, avec le témoignage poignant d’un transgenre. Aucun de ses mots n’a été modifié. J’ai retranscrit sa partie exactement comme il me l’a envoyé !

J’aurai très bien pu l’écrire toute seule… Faire comme je fais à chaque fois.

Écouter… Questionner… Analyser… Comprendre.

Mais en réalité ce sujet est tellement sensible… Que pour avoir les mots les plus exacts… Les ressentis les plus forts… Il fallait qu’ils soient réfléchis et écrits en partie par une personne vivant les bonheurs et les maux qu’implique d’être « transgenre » dans notre société !

Car rien ne sera plus fort que leur propre mot !

Je connais bien cette personne… Donc quand j’ai lu ce qu’était son quotidien « intime »… Ses sentiments… Ses ressentis face au monde… Je dois avouer que j’ai un peu chialé !

À aucun moment je n’aurais pu imaginer tout ce que ça pouvait impliquer.

Je connais sa vie… Vu qu’il fait partie de la mienne… Mais je n’aurai pas pu, ne serait-ce, qu’envisager tout ça…

Malgré certains, rares esprits, qui s’ouvrent enfin… Malgré la parole qui se libère, il reste compliqué de s’afficher encore totalement… Il a donc tenu à rester anonyme.

Je vous laisse découvrir son histoire

 » Mon voyage de la dysphorie vers l’euphorie

Ma transition, c’est un voyage dont je n’ai jamais vraiment connu le point de départ.

Peut-être était-ce cet instant, à l’hôpital, où l’infirmière annonça à mes parents qu’il leur était né une petite fille.

Peut-être était-ce dans mon enfance, quand je refusais catégoriquement qu’on parle de moi au féminin, et me faisais passer pour un garçon auprès des autres gamins.

Ou peut-être encore, à la puberté, quand mon corps, à son tour, me trahit et que je dus assumer pleinement que quelque chose n’allait pas.

Ou peut-être durant cette nuit quand, seul, dans ma chambre d’étudiant, je plaçai pour la première fois un mot sur cette chose qui marchait dans mes pas depuis que j’avais appris à poser un pied devant l’autre.

Pour ma famille, la chose est claire : ma transition commença le 10 juin 2017, après avoir débarrassé la table du déjeuner. C’est à cet instant que, maladroit, bégayant, je leur annonçai que j’étais trans. J’avais retardé ce moment aussi longtemps que possible, et à juste titre.

Cette journée, et la semaine qui suivit, furent sans nul doute les pires de ma vie. Mais dussé-je le faire à nouveau, je n’hésiterais pas une seule seconde.

Il faut dire que je partais de loin. Les maigres notions que j’avais de la transidentité se résumaient à une certaine répugnance diffuse. Et je pense que j’étais loin d’être le seul.

Ma prof d’analyses culturelles vous expliquerait mieux que moi qu’à force de sous-entendus, d’exemples hors contexte et de blagues pas toujours heureuses, l’univers médiatique peut rapidement diaboliser une minorité. Et la communauté trans est malheureusement encore très touchée par cette tendance. Ajoutez-y une bonne dose d’idées reçues et son absence totale des manuels scolaires, et vous obtenez une réaction quasi-épidermique à la moindre évocation du mot.

Avant même de faire mon coming-out, j’ai donc dû faire la paix avec tout ça, et démolir une à une les fausses idées qu’on m’avait mises dans le crâne. Et il y en avait un certain nombre :

Déjà, on ne parle pas de transsexualité parce que… eh ben… Ça n’a rien à voir avec la sexualité, c’est aussi simple que ça. On parle au contraire de transidentité, parce qu’il s’agit d’une réalité inscrite au plus profond de soi ; l’identité de genre désigne ce que l’on est. L’orientation sexuelle définit la personne aux côtés de qui l’on veut vivre.

D’autre part, et peut-être par-dessus tout, il m’a fallu aussi comprendre qu’être transgenre, donc, n’a rien de dégradant ni de honteux. Et ça, il me faut encore me battre chaque jour pour ne pas l’oublier.

Bref, une fois cette étape franchie, il était temps de revenir à la fac. Et c’est peut-être là, en réalité, que ma transition a commencé. Il me fallait attendre un an avant d’entamer un traitement hormonal. Cela signifie que pendant une année scolaire, j’allais devoir user de mille et une tactiques pour développer mon « passing ».

Le passing, c’est le Saint Graal d’un transgenre. C’est entendre, pour la première fois, quelqu’un vous appeler « Monsieur ». Ou acheter ses vêtements dans le rayon Homme sans qu’un vendeur vous regarde de travers. En un mot, c’est ce moment où votre apparence sociale coïncide enfin avec votre identité profonde.

Or, ce Saint Graal, il faut se battre pour l’obtenir. Imaginez-vous escalader une montagne particulièrement encline à l’éboulement. Chaque centimètre qui vous rapproche du sommet vous fait sentir plus fort, plus vivant. Mais il suffit d’une petite erreur, d’un malheureux « Qu’est-ce que je vous sers, Mademoiselle ? », et tout s’écroule sous vos pieds. On se retrouve en bas de cette même foutue montagne, avec tout le chemin à refaire.

Des moments difficiles, je vais pas mentir, y en a eu deux-trois. Mais je ne parlerai pas de ces heures passées devant le miroir, à me convaincre que je ressemblais suffisamment à un homme pour sortir de chez moi. Ni même des dizaines d’occasions où j’ai dû reprendre parents, amis ou professeurs qui se trompaient de pronom. Je ne parlerai même pas des angoisses incessantes, des envies de retourner se cacher sous les draps pour ne plus en sortir, des doutes, des colères refoulées.

Je n’en parlerai pas, car tout voyage a ses mauvais moments. Ils nous offrent le choix de faire demi-tour, ou de continuer notre marche, en espérant que la route devienne plus facile. Et c’est le cas ! Un matin, on se réveille, et quelque chose a changé. Les horizons qui semblaient jusque là bouchés et les chemins impraticables se sont soudain ouverts. Et cette vie qu’on ne pensait pas digne d’être vécue est devenue possible.

De là où je me tiens aujourd’hui, je sais que mon voyage n’est pas terminé. Et je sais que tous les jours ne seront pas une partie de plaisir. Mais avec le recul, je sais aussi que le jeu en vaut largement la chandelle.

Je repense au jour où j’ai reçu ma première injection. Au jour où ma voix a baissé. A celui où je me suis rasé pour la première fois. Aujourd’hui, même les mauvais souvenirs ou les moments de malaise réussissent à me faire sourire.

Je sais que rien au monde ne me redonnera les années que j’ai perdues et que rien n’effacera non plus la première puberté que j’ai dû endurer il y a bientôt dix ans. Mais s’il y a une chose dont nous tous, LGBTQ+, pouvons être fiers, c’est que nous avons trouvé, quelque part, la force de bannir la dysphorie et de nous aimer nous-mêmes, envers et contre tout. »

Ce gif ça a été un peu ma réaction en lisant certains passages…

Maintenant que le témoignage a été retransmis… Et j’espère compris de tous… Et ce même des esprits étriqués… Je vais me permettre d’y rajouter la « touch-Laf »…

Eh oui… Parceque même si sa partie se termine tout comme j’aime…

Par du positif…

Il n’en reste pas moins… Que je vais me faire un malin plaisir à tacler ceux qui le méritent !

Ui… Ça n’apporte rien… Sûrement…

Ce n’est même pas du tout constructif… La communauté LGBTQ+ ne souhaiterait peut-être même pas que je m’en mêle comme ça… Préférant être au-dessus des conflits… Et quelle belle preuve d’intelligence que de réagir comme ça…

Laissez donc moi être con pour vous…

Et de m’adresser aux mêmes cons de mon espèce dans la même langue afin d’être bien comprise

(Et je trouve que j’ai utilisé beaucoup le mot « même »… Quand même…)

À vous… populasse ignorante…

À vous qui ne comprenez pas la différence qu’il peut y avoir entre un homosexuel et un transgenre… Et toutes autres orientations ou identités profondes.

À vous qui osé parler de « normalité », rangeant tous ceux qui ne sont pas comme vous dans une case différente.

À vous qui commencez vos phrases par « j’ai rien contre eux… Mais… »

À vous qui en pensant « transgenre », « gay » etc… Imaginez des grandes folles perruquées dansants sur des chariots multicolors de la gay pride…

À vous tous, dont les neurones s’éteignent jour après jour… Vous ne faites que participer à l’extinction d’une espèce normalement munie de ce qu’on appelle communément « l’intelligence »

Il serait temps de penser à remplir ce trou béant, que renferme votre boîte crânienne, de renseignements dignes de ce nom, de faits avérés, d’une véritable prise de conscience, de remise en question, et enfin… D’une bonne tartine d’excuses !

Il n’y a plus de norme… Il faut arrêter avec ce concept complètement naze !

Qu’elle norme ?

Par rapport à quoi ?

Par rapport à qui ?

Qui a osé dire un jour… Ça ou ça… C’est normal… Il faut que notre modèle social tourne autour de cette chose-là !

Mais non !

Je ne cesse de voir et d’entendre des gens qui veulent prôner leur différence… Mais qui sont là, à juger tous ceux qu’ils croisent…

Pourquoi ? Vous vous placez donc en tant que modèle suprême pour penser ou dire que la personne dont vous n’aimez pas les dires, les agissements ou l’allure est moins bien ?

Certains parlent de « jalousie »… Je pense même pas que ça en est.

Ma jalousie c’est envier ce que les autres ont… Ces gens-là, ne sont pas envieux ce qu’ils voient à proprement parler.

C’est juste que nous évoluons dans une société ou tous prône la différence d’être pareils… (Aucun sens ? Pas tant que ça… Prôner le droit d’être différent… Mais au final tous faire pareil)

Parce que vous avez besoin d’être reconnu auprès de vos pairs…

Parce que tout le monde a beau dire… Mais tous… Avons besoin d’une approbation quelle qu’elle soit… Aussi minime soit-elle ! Ou d’avoir au contraire des détracteurs pour s’autosatisfaire du fait qu’on touche forcément un point sensible…

Les véritables âmes libres… N’existent plus… Ou quasiment plus.

Car ils ont choisie de parcourir le monde (réellement ou méthodiquement)… Et de ne pas être connecté à des gens comme nous… Souffrant du syndrome de la reconnaissance.

Mais cette communauté… LGBTQ+… A des points communs avec ces âmes libres… Elle se libère de l’enclave de cette société qui force à rentrer dans un moule…

Et en réalité… C’est ce qui dérange…

« Soyez vous-même… Soyez différent… Mais pas trop parce que y’a la réalité qui arrive bientôt là… Donc on rigole 5 min, puis après faut repartir travailler s’il vous plaît hein ?  »

Le monde gangrène… La société est malade…

Mais vous tentez de soigner par chimiothérapie… Faisant mourir le bon avec le mauvais pour être sur de tout éradiquer…

Alors qu’il suffirait, ne serait-ce, que d’un peu l’homéopathie… Pour montrer en douceur au monde… À quel point le vivre ensemble pourrait être si simple…

Si la norme était d’apprendre à tous… Qu’en fait… Il n’existe pas de norme !

Que le seul moyen d’être heureux c’est de se trouver…

Je pourrai tenter encore plus approfondir le sujet… Mais il resterait sans fin… Même si quelques passages m’ont déjà donné de nouvelles idées d’articles qui risquent de tacler encore!

Mais pour cet article… Nous allons nous arrêter là…

J’espère que le sujet vous a plu et qu’il a pu en éclairer certains sur les conditions de vie que certaines et certains vivent au quotidien juste à cause de la connerie, de l’ignorance et de l’intolérance.

Merci encore à toi ❤… D’avoir accepté de participer….et d’avoir écrit ce beau témoignage de sentiments.

Les 🍑🍑 je vous dis à très vite pour de nouveaux articles… De nouvelles catégories… Et d’autres choses… Mais je sais pas encore quoi 😂

Je vous l❤ve la 🍑 droite… Évidemment !

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